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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 11:46

La lune témoin éclaire les visages divins de ciel

Et leurs bouches qui se courtisent

Toute la nuit ils s'aimèrent

Entre leurs chairs de nickel et de cuivre

Leurs sens étourdis s'endormirent  

 

 

 

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Par le silence fragile et complet

Naviguent leurs ardents voiliers

Et sur la paille endiablée

Ils atteignirent les plus lointaines étoiles

 

La lune souriait. Des anges de lumière

Enneigeaient le sommeil de leurs pas si légers

Dans la vapeur du soir, ils ferment leurs paupières

 

 

Ils se tiennent sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème.

 

 

 

 

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Mon âme, leurs vies d'un souffle s'est envolées

Ainsi qu'une bulle, dans l'éther ils voltigent

En quête d'infini, loin du mausolée

La fin n'est pas une fin, ils atteignent les vertiges

 

Ils flottent dans la joie de la simplicité

Tandis que je meurs étouffé par les larmes

Ils goûtent à l'aurore de la félicité

Pourquoi suis-je si noir, malheureux et sans arme ?

 

hélas ! J'ai cru rêver qu'ils étaient à moi

Egoïste pensée qui me condamnera

Pendant qu'ils frôlaient le parfum de l'émoi

Je veillais sur leurs ombres, et je devinais

 

Petite fée si bleue, perchée sur ton étoile

Que mon coeur s'est ouvert aux rires et aux promesses

A ta vie d'arc-en-ciel, tissée comme un grand voile

Sur le livre de l'amour que tu appelles sagesse

 

 

 

 

 

 

 

Ces longues branches retombantes

Modèle mon arbre en une forme affligeante

 

Puis une barre d'attache relie le discours

Continue, reprise nécessaire

 

Refus d'identité, refus de passé, si différent de l'attente

J'ai voulu voir la terre !

 

Et j'ai vu passer en ces ères lointaines

Le temps des créations encore inachevées

Le temps où le silex allumait dans les plaines

Et dans la grotte obscure, une flamme orangée !

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai vu le temps, où, allant aux croisades

Pieusement adoubés, partaient les chevaliers

J'ai vu couler le sang, en maintes estocades

Et courir les chasseurs, sous les sombres halliers

 

 

Ma pierre est une musique gelée, ces paroles sont le souffle de mon âme

J'ai mis le masque de lune pour aller chercher Colombine

Exilée dans les étoiles presque deux mille ans

 

Je lui parle de la terre, je lui raconte les hommes

Elle me répond bruit et colère

Elle me dit qu'un oiseau blanc s'est posé

 

Je garde de cet instant la douceur d'être nid

Et le désir infini de l'arbre d'arracher ses racines

Et d'oublier la terre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis, j'ai vu rayonner toute la renaissance

Edifier des châteaux, en la Loire, mirés 

Le temps de la fierté, le temps de la vengeance

Le temps des miséreux, à la glèbe, courbés !

 

 

J'ai vu au bout du chemin

La terre, souillée par guerres et par feux

Terre imprégnée de sang

Celui des rouges, celui des blancs

Poussière lavée par le temps

Se déferle en ton sein

Le sang blême de tes assassins

Parmi le béton et les murailles

Où le poison t'anéantit doucement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste un instant

Calices festonnés, balançés par le vent, parfum léger, par vagues se répandent

Instant blanc

Silence complice, le coeur ouvert grand, le calme glisse

Dans nos yeux sans âge

Instant

Histoire en cage, au bord d'un précipice

 

 

Même la craie des poussières laisse des statues

Entre les mailles du parquet

Et les bras d'un fauteuil amputés

 

Un jour d'applaudissements et puis plus rien

Plus d'ombre, plus de ciel

Seulement, de la poussière grise qui s'agglutine en couches humides

En manteaux poisseux

Sur le visage d'une poupée laissée au hasard d'une dispute d'enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers le bout du chemin

Il n'y avait rien d'autre que la mer en face

Il n'y avait rien d'autre que ces nuages qui allaient au large

Et que les vagues croisaient

Il n'y avait rien d'autre, c'est vrai, que ces bruits d'oiseaux

Qui n'osaient perturber cet étrange matin que la nuit avait déserté

 

Je ne voulais être nulle part ailleurs

... Enfin je veux bien croire qu'il n'y avait personne

Rien d'autre qu'une époque au détriment d'une autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'écris, j'écris et mes doigts saignent de mots

Le long du jour rêche en bande traîne et amenuise aujourd'hui

Parce que c'est dans cet écart

Que je vois comment se déplie le bout du chemin

Et comment se dépliant il y a ...

 

Peut-être rien

 

 

 

 

 

 

 

Par Jomico
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Profil

  • Jomico
  • Eclats de mémoire
  • Homme
  • 09/04/1967
  • art littérature loisirs créatifs
  • Les jours passent, je n'écris rien. Je n'ai pratiquement pas touché au paquet de feuilles blanches qui me terrorisent de jour en jour. J'allume une cigarette avant d'avoir fini la précédente. Suis-je fait pour écrire ?
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