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Texte Libre

Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 13:09

Quenns Park

5

New Westminster, Canada

Mots-clefs : visiter, spirituel, nature, parc, paysage, musee

Des trains de nuit sur des paysages bleuis, de longues artères et un parc balnéaire ... Des rues amérindiennes versées par la bière et le jazz ... Quelques soirées passées ... Je vais vers Eastern ...






Océan de neige qui s'écrase sur les flancs de mon corps
Quand les nuages s'évadent pour découvrir un ciel
Aquarelle marine emporte mon âme doucement enveloppée






... Heure indécise où tout s'entache d'ombre et se volatise
Le soir jete sur moi ses apaisements bleus
La brise qui souffle et fouette mon visage
Se mêle par intervalle au doux bruit du rivage







Mes yeux vides ne savent plus contempler la beauté
D'une aube rayonnante, magnificence suprême
Que la nature m'offre dans toute sa majesté ...










Je pars vers d'autres chemins
En croyant sûrement qu'au détour
D'une pierre, l'ombre ne sera
Plus la même






Je pars toujours vers un visage
Tellement lointain, que je sais
Désormais que jamais
Je ne l'atteindrai





Malgré la douleur et l'exil que provoque la création de ces paysages
Une création qui ressemble un peu à un délire
Ce qui en dérive est peut-être éphémère
Mais c'est aussi des traces qui ont sillonné ma route illusoire
(En ces quelques mois d'une certaine année 1993, à Montréal)






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Par Jomico - Publié dans : Mes Endroits
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 11:16


 

 

 

 

L'instant est la profondeur vertigineuse

 

D'un présent accompli

 

Une étincelle d'infini que seul l'esprit peut épouser


Bonheur fragile, bonheur qui passe et qui parfois s'efface.


Le bonheur anesthésie les sens et tue la créativité.

J'ai mis sur son compte la cause de mon incapacité à écrire et me suis retiré en un lieu où rien ne filtre qui puisse me distraire.

De la chaux sur les vitres, aucun tableau aux murs.

Voilà le cadre strict et neutre que je me suis imposé pour ne pas être influencé.

Mes seuls liens avec l'extérieur sont un peu de pain, du fromage de brebis, quelques olives et des oignons que j'ai emportés.














Il paraît que les oignons préservent du scorbut.

Ils font aussi pleurer.

Et les larmes stimulent la sensibilité qui draine l'inspiration en surface le long des canaux lacrymaux.

Je n'ai jamais connu de conditions aussi favorables.

Je n'ai jamais été aussi seul, aussi libre, aussi près du but.






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L'instant ne s'impose jamais

 

Il est l'expérience du vrai et de l'immédiat

 

Il est tout à la fois une force et une délicatesse



Quand je retournerai vers la lumière, j'offrirai au monde ébahi le manuscrit d'un texte où s'engouffreront des générations de lecteurs éblouis.

Mon chant fascinera les enfants.

Les critiques me compareront à Goethe et à Werther.

On dira que c'est bien plus fort.







 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... Les jours passent,  je n'écris rien.

Je n'ai pratiquement pas touché au paquet de feuilles blanches qui me terrorisent de jour en jour.

Je mange de plus en plus nerveusement.

Comme on allume une cigarette avant d'avoir fini la précédente.

Si j'avais noirci autant de pages que j'ai ingéré d'olives, je tiendrais mon bouquin.

Je devrais essayer d'arrêter de m'alimenter.

Demain.











 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'infinie légèreté de l'instant n'a d'égale que le sentiment d'éternité auquel il invite

Il faut dépasser le temps pour découvrir ce qu'est l'instant




Depuis quelques jours, je sculpte avec un canif de petits cubes dans le fromage de brebis.

J'y ai gravé plusieurs fois l'alphabet.

Une sorte de jeu de dés.

Après tout, " longtemps, je me suis couché de bonne heure. "

N'est qu'une combinaison de vingt-six éléments alternant de façon aléatoire les lettres comprises entre A et Z.

La martingale ne doit pas être si difficile à trouver.











 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la larme qui coule sur mon visage

Se retourne un passé ... 

Des histoires, des retours.

Et je repense à cet instant où j'ai tout voulu quitter.

Je pris cette arme et voilà, je partis dans ce monde.

Mais c'est à cet instant que je compris que je venais de quitter mon enfance ...








 

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Je brûle et meurs de vivre ...




Bonheur fragile, aujourd'hui tu es là

Et je te vois sourire ...













Création Art ' E mi dore



 

 

 

 

 

http://arteservices.monsite.orange.fr













Par Jomico
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 18:52






 

Fenêtre sur un lointain trop proche

Derrière la porte fermée

La fraîcheur amassée attendait

Prête à bondir aux épaules de ceux qui reviendrait

Etoile égarée à l'infini

Phare à mon coeur qui dérive

Je fixe un point brillant dans le coin le plus sombre

Brise ondulante jusqu'à perte de vent

Mon souffle se mêle dans le vide de l'air







Combien de fenêtres ouvertes sur de la nuit ?

Combien d'étoiles scintillant d'autres soleils ?

Combien de brises, troublantes écharpes de vent ?

Là-bas, bien après l'infini, la nuit et la tempête

Une autre fenêtre cadre à ma fenêtre

Dans ce morceau de noir la même étoile brille

Au coeur qui dérive à la rencontre de mon coeur

Une brise parente se mêle au souffle d'une âme

Transparente de mon âme

Et je devine une silhouette, négatif sur l'écran bleu de nuit








Un ciel acide tremble sous la suture des yeux

Tranche un scalp de nuages - l'aube volatile

Enfle le firmament, oriflamme fébrile

La lune reflète sur la baie vitrée

Une douce odeur s'approche de moi

Ma plume écrit sans bruit









Terre gelée, rugueuse et si dure

De glace transparente s'est fait une parure

Qu'elle laisse perler au premier rayon

Pour terminer en flaque creux de ses sillons


C'est comme cette vague qui monte

Le long d'une plage de sable fin

Morte, douce et lente

L'âme errante rentre dans son antre




 

 

 

 

Cette première aurore a vu naître une âme

L'infini tombant des cieux s'étale

Tenir dans les mains ce froid, il s'enflamme

Cette lueur d'existence si pâle

Et j'ai besoin de cette eau de flocons

Si tu regardes bien cette poussière glacée

Tu l'entendras craquer son âge d'éternité


 

 

 



Domination du temps, de l'être, des nuages

Rêve conscient de l'inconscient

Rien n'est alors plus fort que l'émotion présente

Celle qui naît au firmament

Et ne prend deuil qu'à la nuit venante

Alors, à pas de velours

A regards encore éblouis

S'éteignent les projecteurs du toujours

Pour l'acteur qui vient de quitter la scène du théâtre de la vie ...






Par Jomico
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 17:34







Lorsque l'amour ne sera plus que pathétique

Cette mer bleue ne sera plus que noire


Lorsque les rires seront mélancoliques

Lorsque toutes les roses ne pourront plus que choir


Lorsque la souffrance deviendra despotique

Cet univers ne sera qu'illusoire







Lorsque  les montagnes se seront écroulées

Lorsque tout l'air du monde se sera étouffé

Et que la cruauté enfoncera son dard






Les étoiles resteront un pauvre souvenir

La terre sera transformée sans aucune répugnance

En cratères immenses où giseront des résidences

Sur civière se retrouveront des hommes sans défense









Le désert s'agrandit et point de résistance

La misère s'accroît et répand ses carences

Alerte ! La guerre ... Civières ... Misère ...


La terre ... Désert ... Cimetières ...









" Ceux qui pieusement ...

Ceux qui copieusement ...

Ceux qui inaugurent

Ceux qui croient

Ceux qui croient croire

Ceux qui croa-croa

Ceux qui ont des plumes

Ceux qui grignotent

Ceux qui andromaquent

Ceux qui dreadnoughtent

Ceux qui majusculent

Ceux qui chantent en mesure

Ceux qui brossent à reluire

Ceux qui ont du ventre

Ceux qui baissent les yeux

Ceux qui savent découper le poulet

Ceux qui sont chauves à l'intérieur de la tête

Ceux qui bénissent les meutes

Ceux qui font les honneurs du pied

Ceux qui debout les morts

Ceux qui baïonnette ... On

Ceux qui donnent des canons aux enfants

Ceux qui donnent des enfants aux canons








Ceux qui flottent et ne sombrent pas

Ceux que leurs ailes de géants empêchent de voler

Ceux qui plantent en rêve des tessons de bouteille sur la grande muraille de Chine

Ceux qui mettent un loup sur leur visage quand ils mangent du mouton

Ceux qui volent des oeufs et qui n'osent pas les faire cuire

Ceux qui ont quatre mille huit cent dix mètres de Mont-Blanc, trois cents de Tour Eiffel, vingt-cinq centimètres de tour de poitrine et qui en sont fiers

Ceux qui mamellent de la France

Ceux qui courent, volent et nous vengent, tous ceux-là et beaucoup d'autres, entraient fièrement à l'Elysée en faisant craquer les graviers, tous ceux-là se bousculaient, se dépêchaient, car il y avait un grand dîner de têtes et chacun s'était fait celle qu'il voulait










Ceux qui écaillent le poisson

Ceux qui mangent la mauvaise viande

Ceux qui fabriquent les épingles à cheveux

Ceux qui soufflent vides les bouteilles que d'autres boiront pleines

Ceux qui coupent le pain avec leur couteau

Ceux qui passent leurs vacances dans les usines

Ceux qui ne savent pas ce qu'il faut dire

Ceux qui traient les vaches et ne boivent pas le lait

Ceux qu'on n'endort pas chez le dentiste

Ceux qui crachent leurs poumons dans le métro

Ceux qui fabriquent dans les caves les stylos avec lesquels d'autres écriront en plein air que tout va pour le mieux

Ceux qui en ont trop à dire pour pouvoir le dire

Ceux qui ont du travail

Ceux qui n'en ont pas

Ceux qui en cherchent

Ceux qui n'en cherchent pas

Ceux qui donnent à boire aux chevaux

Ceux qui regardent leur chien mourir

Ceux qui ont le pain quotidien relativement hebdomadaire

Ceux que l'hiver se chauffent dans les églises

Ceux qui croupissent

Ceux qui voudraient manger pour vivre

Ceux qui voyagent sous les roues

Ceux qui regardent la Seine couler










Ceux qu'on engage, qu'on remercie, qu'on augmente, qu'on diminue, qu'on manipule, qu'on fouille, qu'on assomme

Ceux dont on prend les empreintes

Ceux qu'on fait sortir des rangs au hasard et qu'on fusille

Ceux qu'on fait défiler devant l'Arc

Ceux qui ne savent pas se tenir dans le monde entier

Ceux qui n'ont jamais vu la mer

Ceux qui sentent le lin parce qu'ils travaillent le lin

Ceux qui n'ont pas l'eau courante

Ceux qui sont voués au bleu horizon

Ceux qui jettent le sel sur la neige moyennant un salaire absolument dérisoire

Ceux qui vieillissent plus vite que les autres

Ceux qui ne se sont pas baissés pour ramasser l'épingle

Ceux qui crèvent d'ennui le dimanche après-midi parce qu'ils voient venir le lundi

Et le mardi, et le mecredi, et le jeudi, et le vendredi et le samedi et le dimanche après-midi ... "





(Tentative de description ... D'un dîner de têtes à Paris-France)
- Extrait -

Jacques Prévert

(1931)










Même en faisant tourner le matin sur ses gonds

Les messages de l'aube ne sont pas de l'encre

Le courrier du soleil n'a pas de parchemin

La plume, spectateur du destin, n'est pas blanche


Ni blanche comme l'aube ou certaines étoiles

Ni lumière, dardée par cet astre du jour

Qui tombe, comme un sceau sur l'âme et sur la peau


Nous qui avons la voix, des mots et le regard

Pour que d'un être à l'autre évolue l'existence

Nous tous, et pleurs et joies et de l'aube à l'aurore

Tout en faisant tourner le matin sur ses gonds


Et puisque le courrier du soleil nous parvient

Trouverons sûrement, au jeu de croire au monde

Par le portail béant de l'amour au jardin

L'univers qui nous fut promis à l'origine










Déporté dans le temps, égaré dans la foule

Enserré dans l'étau des saisons qui enroulent

La foule de ces gens égarés dans leur vie

Dans les servilités, rengainant les envies


Ces dards venant d'en haut, la pluie, le vent, le froid

L'acharnement du temps vous érode et vous broie

La gêne est sur vos sièges et vos âmes s'alarment

Les rigueurs de l'hiver, n'exploitent plus vos larmes









" Il faut " - m'affirme t-on - " vivre l'indépendance

Souffler dans des mots creux, tristes cruches qui sont

Souvent vides et flasques baudruches ! " - Cessons

Utilement de déifier la décadence !


Rajeunissons nos vers ! N'y mettons pas de freins !

Sur les toits de Paris, que pleuvent nos refrains

Et que la Seine en longue traîne en ait l'hommage !


Il faut pourtant, je n'y peux rien, que tout couplet

N'oubliez surtout pas ce détail s'il vous plaît

En nous fasse vibrer notre âme sans dommage

















Création Art' E mi dore
http://arteservices.monsite.orange.fr




Par Jomico
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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /Sep /2008 22:07



Être, ne pas être
Renaître ou disparaître





 

 

 

Au loin dans l'espace, derrière les lueurs d'une blancheur pâle ...

 

Univers furieux de pailles et de paroles

J'avais beaucoup de peines à démêler le délire et la vie

Comme une brise qui m'enlace, un abîme

On ne sait de quoi de terrible qui gronde

Le vent ; l'obscurité vaste comme le monde

Partout où l'oeil peut s'enfoncer

La rafale qu'on voit aller, venir, passer

L'onde, le ciel, ouverture de tombe ...







 

 

 

 

 

... Lumière immortelle dans un ciel étoilé ...

 

Mon regard sur la vie, à l'horizon, tout était vague, tout s'effaçait.
La nuit tirait du fond des gouffres inconnus son filet grandissait, montait, emplissait
Le ciel des soirs
Et dans ses mailles d'ombres et dans ses réseaux noirs les constellations frissonnaient ...














Les cieux vidés de promesses s'affaiblissent
Les pétales arrachés s'écrasent sous mes cils ...
Mes pieds en mécanique réglée serpentent des voies gelées dans l'abstraction des sens
Et l'inversion des signes
Le dénuement d'une branche
Cerne mon oeil égaré dans l'oblique obscure d'une flèche acérée








 

 

 

 

 

 

 

Se remémorer les images d'un rêve comme on regarde un film

Et entendre sa propre voix raconter ce rêve

Cela équivaut à vivre deux moments complètement différents

Et pourtant il s'agit de la même histoire.

 

Ainsi je me suis entendu, avec étonnement, donner plein de détails sur le début du rêve

Le film, lui, serait passé en quelques secondes, un simple flash

Là où mes mots s'attardaient, insistaient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai couru dans la rue et j'ai vu les poubelles pleines

Les clochards endormis dans leur vin sur les trottoirs

Les chats maigres que ma course faisait détaler

Les ouvriers et les putains de l'aube

La misère des hommes !


La décomposition était partout !
Tout pourrissait !
Mon corps tout neuf était entrain de pourrir !







 

 

 

 

 

 

 

 

Fini la vie ! Envolé l'insouciance !

Je n'étais qu'un pantin, une marionnette, un robot !

A quoi servait mon corps ?

A rien !


Je le regarde, c'est sûrement le mien.
Tout en l'examinant, il n'est plus comme avant.
Chaque jour je le vois, surpris qu'il soit bien à moi ...
Je n'ai guère le temps
C'est donc quelques rides qui arrivent par bribes.
Expression de sourires et de déboires
Des mimiques se reflètent dans mon miroir


Ma vie reste secrète, plus secrète que la mort
Quand le ciel elle reflète ...









 

 

 

 

 

 

 

Les pavés mouillés, le long de mon désir, mon visage d'enfant
Mes yeux barbouillés des couleurs d'automne ...









 

 

 

 

 

 

 

Et je goûte encore à la douceur du jour

Et je ne sais si demain ...

 

Si je pouvais retenir ma vie de mes deux mains

Si je pouvais arrêter le temps afin de repousser la mort qui se profile ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De l'ombre à la lumière ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Jomico
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