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Texte Libre

Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 20:33

Bali

5

Mots-clefs : lieux perso,

Perdu dans les abîmes de mon âme
 Je cherche au fil des jours
Des histoires et des trames
Qui surgissent devant moi tour à tour
 





 



Je découvre le mystère de tes pyramides
 Les rizières de cette antique Indonésie  
Passions incandescentes avides
Dans ce monde qui grandit !













Gloire du soleil sur cette mer violette !
Gloire des cités dans ce ciel couchant ! 
Et toujours ce désir grandissant à te découvrir joli Bali !









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Par Jomico - Publié dans : Mes Voyages
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Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 19:40

Sahara

5

Mots-clefs : visiter, nature, paysage

Quand l'océan de sable écrase ses marées sur les flancs de mon corps délaissé au milieu
 Une chaleur calme étale ses plis dorés et emporte mon âme doucement enveloppée vers des lieux inconnus où règne le désert
Quand les nuages s'évadent pour découvrir un ciel, aquarelle marine, sans une onde grossière
 Des peuples de lunes ou de frêles étincelles bercent lentement mon âme, défaite de ses fers
L'enfant fils des dunes et des roches éclatées, mène son cerveau blanc et ses yeux dilatés, au creux des cendres rouges et des plaines brûlées, imprimant à jamais, au fond d'un crâne caveau
Image flamboyante, immense, foudroyante, une nappe de sable, vestige d'un cachot, où les morts s'entassent dans l'enfer d'un désert
Je suis l'enfant rêveur des déserts langoureux, sur mon crâne est gravé " la beauté est en sable " et les murs de la ville sont en roches friables
Je m'étends sur la lune, arène dans les yeux ...
















Frivolité du temps, qui serpente, léger dans un écrin glacé d'hymne à la nuit
Je perds l'espace et la couleur dans un sursaut de plénitude
Mon esprit se retient, lucide d'habitude
Je crie mon nom pour les pierres lunaires et les tièdeurs nocturnes












L'écho n'existe pas dans les contrées d'exil
J'humidifie des gestes déjà trop secs, des mots déjà trop brefs
Le paysage aride ne refleurira pas, ses quêtes sont stériles

Là-bas, le désert me fatigue
Ici, il pleure des sucs de braise qui m'enveloppent
J'ouvre les yeux
Mes paupières ne les voient pas
Une oasis de quiétude a sillonné ma route illusoire







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Par Jomico - Publié dans : Mes Voyages
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Dimanche 3 septembre 2006 7 03 /09 /Sep /2006 00:13

Elire un seul mot de préférence à tous les autres serait comme réduire le monde à sa plus haute abstraction : alors que pour nous, ici, tout tient dans ses réseaux de mots qui nous permettent quelquefois de dire, indirectement, les choses qui comptent le plus à nos yeux, ces choses proches dont la rencontre (entre elles et avec nous) laisse entrevoir un lumineux lointain, dont elles ne seraient pas séparables.

Le mot un jour fut chaleur : une lèvre humaine. La lumière était comme un jeune matin ; mieux : un éclair en cette éternité neuve. Elle aimait quelqu'un. Sans avant ni après. Et le verbe jaillit. Mot seul et pur à jamais - Amour - dans l'espace superbe, au bord d'un avenir incertain, liberté et rêves se rejoignent au milieu d'une logique inconnue. Insouciance gouvernée par l'inconscience, noyée dans un parfum moral et blasphématoire. Agréable sauvagerie de l'esprit loin des exigences immédiates, assassine les rêves les plus précieux, invente et réinvente le monde. Aventureux dans l'infini des possibles loyauté de l'âme et du coeur, s'avance dans l'héroïsme des jours ...

Les cieux vidés de promesses s'affaiblissent au calice bu, les pétales arrachés s'écrasent sous les cils. Les pieds en mécanique réglée serpentent des voies gelées dans l'abstraction des sens et l'inversion des signes. Le dénuement d'une branche cerne l'oeil égaré dans l'oblique obscure d'une flèche acérée. Le poison vert grignote les herbes silencieuses quand s'installe l'aurore sur l'aile du matin. Et toujours un cri lancinant qui enfle l'univers.

 

 

 

 

Une nostalgie de mots ... Des mots désenchantés, des mots banalisés, usés d'avoir trop menti. Des mots de tous les jours, déjà fanés, et qui n'ont plus court. Des mots qu'on raccommode et que l'on place n'importe où quand l'amour n'est plus. Des mots qui ne veulent plus rien dire, à force d'avoir trop servi. D'avoir cherché le bonheur, à travers d'autres coeurs. Le silence ronronne et le jour devient vague, la cendre du cigare est d'hermine, dehors la neige, patiemment, poudre les arbres morts ; l'ombre de mon fauteuil sur le plafond divague. C'est l'heure si tranquille où la vitre bleuit ; une bûche au foyer s'écroule ... Chaque chose s'imprègne de la nuit frileuse de névrose. Entre mes doigts le familier point rouge luit et souple, la fumée en long fil bleu s'étire ... Je savoure la volupté de ne rien dire.

Une fois, une fois, combien de fois, je n'attends pas ... Je m'attends. Mon visage est rond, mon sourire discret ... Je tremble, j'ai peur ... Je n'ai pas un visage, je suis tout entier visage, mais je ne sais plus si c'est tout à fait le mien, le tien et je vois de tous mes yeux, mais ce sont aussi tes yeux et il y a du visage qui passe de l'un à l'autre visage quand on regarde un visage. Devenu dans ton coeur mortel un visage sans déclin, une fleur longtemps inusité dans mon jardin, la " Pink " sublime, la Sibelius ou la Dorothy Perkins. On dit que ce mot date de 1160 dans les grimoires, les registres ... Qu'employait-on avant ? Confiance ou conviction. Peut-être que la détresse faisait seulement silence. Le terme se trouve à la page six cent quatre vingt dix, de mon glossaire ; entre esplanade et esquimau pas loin d'espadrille, idéal pour habiller les ossements disséminés de l'amour ...

Divinité de ces mots qui s'amusent ... A me demander quel est ce grand secret ? Vérités et mensonges, rêve ? Je dois le croire en vérité ... Dans ces rêves émerveillés. Perversités des vérités ... Du courage, de la bonté et de la tendresse ... Sur la crédence, la songerie, la plume, l'encre, l'unique élégante ! Un regard sublime où je voudrais me noyer, une nuance aux reflets de la mer d'été. Je plongerais dans tes yeux sans vouloir sortir, retenant doucement tes larmes et tes soupirs. Ces sourires délicieux esquissés, ce désir insouciant ... La folie m'énivrant n'étant que de l'amour ... Comme cette envie brutale quand je te vois. Ton visage me rend si mélancolique ... Tu es la fleur qui me caresse et me pique. Si en face de ton superbe sourire, je ne peux te l'avouer, mais juste l'écrire ... Si j'ai trop de sueur, bien peu d'encre en revanche et salive plus que patience, pour écrire le monde.

 

 

Le monde, n'a pas commencé, puisqu'il meurt. Nous cherchons le commencement, oui avec moi, oui par toi ... Les mots ne savent pas le dire, ils ne savent pas ce qu'ils disent. C'est pourquoi nous commençons, le monde depuis tout ce temps. Mes mots sont mon visage, mes yeux, ma bouche, tout ce qui m'entend et les autres l'entendent. Alors ce qui change compte si peu qui sait même, si personne l'a vu si, moi-même j'en ai rien su. Maintenant je suis chaque autre, moi et toi, lui elle et lui ... Je suis le recommencement, au monde, l'inconnu n'est pas demain c'est ce que hier fera de demain.

Je suis l'homme, le fruit ultime des galaxies, le fruit pourri de l'échec cosmique ... Le bruit indigne des sphères, quand je ferai exploser ma planète ce ne sera qu'un pet dans l'univers. Je suis le ver solitaire du cosmos, ma vie n'a aucun sens ... Je suis l'impasse de la matière, le sens unique de l'ironie suprême le bouffon stellaire, la douleur est ma seule douceur. Je suis l'homme, la folie est ma raison, le chaos mon harmonie, le vertige mon prestige. L'homme debout face au néant, l'homme convulsé, révulsé ... L'homme et rien ne me sauvera, rien ... Sinon,  le sourire de n'être rien. J'arpente la fausse insouciance comme un crétin. J'examine les crottes de chien en devin stupide. Je nie le néant avec des jappements de nain. Je fais le malin, je parle ; la voix chargée de larmes glacées, mon verbe est un costume de parade. Je suis l'homme, le mâle d'une drôle d'espèce ... Je fais le babouin sublime, je maîtrise des techniques, je dénature mon espace et si je déteste la face de mon passé, si je rêve du futur pour m'échapper c'est pour faire demain à l'image d'hier.

J'appelle cela Progrès ! Je fais la danse du virtuel, aucun de mes instants n'est réel ! Je suis l'homme, capable du pire la fleur aux dents ... Je n'ose pas gémir, m'abaisse à avouer, me faire femelle livrée à tous les vents ... Alors je travaille ma puissance, je sculpte mes faiblesses dans l'airain. Je tends la main pour cacher mon poing, je me dédouble me quadruple, je truque les mots ça me distrait. Je peaufine la vitesse de mes fuites, je me rase les poils de l'âme. Je m'astique la bite et je bâtis des systèmes ...

" Mon livre n'est qu'une cire, l'alphabet surpris de tous mes voyages, le doigt noyé de vos fronts ...

Reflets - comme autant de rires que l'eau déshabille. "

(Sur mon travail tombe le soir, mais les mots restent dans le noir ...)

 

 























 

 

 

 

 J'avais commencé une histoire, les souvenirs s'échappaient comme du sang. La nuit grinçait. Elle avait beau fermer les yeux, le dépit ne désarmait pas. Une algue rouge au fond des nerfs. Son corps la gênait.

Quelle heure était-il ... ? Elle ne s'était pas démaquillée, son nez la grattait. Elle avait trop chaud. Sur la terrasse il faisait encore plus chaud, plus lourd, avec cette humidité si chère aux moustiques. Elle s'était rappellé le jour où je l'avais emmenée au bord de la mer ... Si noire était la nuit qu'elle estompait les murs et que les fenêtres semblaient debout dans l'obscurité. Puis le jour s'aviva d'une luminosité frisante et le ciel clair brilla. La lumière bleuissait, la mer miroitante avait la sérénité d'un firmament, de courts rouleaux empennés d'écume éclataient sur le rivage ; un bateau passait très loin. L'autre océan, la pinède, à perte de vue, sur laquelle ne flottait jamais aucun navire. Le silence était partout, souverain, surnaturel, épousant les cadences voilées du ressac. Le ciel avait des lueurs d'orage et des étirements gris perle, on voyait au sud un grain plomber l'horizon, le grand large s'épanouissait librement vers une brise qui avait comme acéré l'étendue. Des rochers énormes, silencieux, roulaient vers elle mais c'était des visages, et déjà le sommeil l'écrasait.

Ce qu'elle aimait le mieux, c'était dormir. Ou plutôt somnoler : plonger lentement le soir, et le matin, quand elle le pouvait, prolonger. Chaque jour de la semaine, elle faisait sonner un premier réveil à huit heures, puis un autre un quart d'heure plus tard, et durant ce répit rêvassait, se racontait des histoires, en suivant sur le cadran la progression des aiguilles. La couette bien remontée, la tête enfouie dans l'oreiller, elle était à l'abri : rien ne comptait.

L'été fini ; dans la nuit close une pâleur se cherchait se cherchait ...

 

 

 

 

 

 

Les portiques déchus ont croulé dans l'eau verte. Aux sources de mes songes les larmes étaient de sang et dans l'obscurité de troubles découvertes, l'espérance a jailli comme un flot qui s'épand. L'explosion des mots vains en fausses attitudes à fait naître chez d'autres la haine ou la pitié. Traînant un coeur immense vers l'île aux solitudes, au revers du miroir était ma vérité. Choix rejeté sans cesse à l'abri des symboles, les signes se gravaient sans hâte et sans détours en farouche étaux dans l'âme des paroles jusqu'au havre de paix d'impossibles retours ... Des bonheurs effleurés, temple où se plaint l'amour, les replis immobiles ont effacé la trace. Illusoire apparence, pourtant jour après jour, l'émoi d'un souvenir seul préservait sa place. Sur granit éternel ai-je marqué l'empreinte de l'offrande sereine d'un tendre lendemain ou dans les sables mouvants l'ultime flamme éteinte s'évanouit à jamais dans ma soif pour demain ?

Je me souviens comment tout ça s'est passé, mais le temps de rêver est bien court, l'écho de sa voix est revenu dans la nuit, d'un bout à l'autre de la nuit, j'aurais voulu parler de cela sans image.

Je revois ce temps-là sans plus rien comprendre. Le souvenir n'est plus.

Un soleil rouge éclaire mon verre ; je verrai au fond des visages ... La plage est déserte, j'entends les vagues, j'ai le coeur gonflé d'un mal étrange, je ne sais rien, si rien n'est plus comme avant, je serais alors un mort-vivant.

Encore une nuit, elle tombe sur mes mots, je veux de l'alcool et des chansons, et je verrai au fond la pluie après l'orage. Je veux aussi danser ; au fond des verres on peut voir le jour.

 

 

 

 

 Avril, indifférent maquille de vert cru ses velours. Et l'arbre, dans la lumière et les écailles d'eau, détachent l'abandon de notes presque blanches. Soudain un vent, bouscule l'immobile équilibre. Dans un frisson glisse la robe d'eau. Pleurs d'arbre.

Elle, avale le mouillé de son visage.

A cet instant, il eût suffit qu'elle touchât la moindre fibre en elle pour qu'une averse l'engloutisse ...

Accent infléchi d'une pointe douce-acide, ton rire éparpillé de pluie.

Histoire en devenir ... Je laisse faire ... Tout s'éteint, se perd avec la nuit. Il me reste à mes lèvres que ce silence, les mots que je n'oublierai jamais.

J'écris sur un coin de table, je t'écris ... J'aime ça, ces images neuves. Tu dis ... Tu ne sais pas très bien ce que tu veux me dire, tes mots empruntent des chemins, je les suis.

Silence.

Nous rions tous les deux. Espace préservé. Je regarde ton ciel par ma fenêtre. L'ombre des chats danse déraisonnable au tablier des murs. Le buvard des pensées absorbe l'émotion. Souple dans l'exil d'une quête insensée, elle s''appuie au bois de la fenêtre ouverte et se penche dans la grâce d''un espoir incongru. Une ondée piquante prend son visage, l'épouse d'une vénéneuse caresse. La fraîcheur réveille une envie imprécise. Elle se penche encore un peu, offre ses bras au ciel. Sa chemise se trempe d'un seul coup la laissant vulnérable. Des cristaux d'air et d'eau giflent sa peau, insaisissables veines de verre. Elle voit le sol noir gorgé d'impatience, l'herbe impertinente d'un printemps tardif ... Et moi, le cornouiller, déserté d'oiseaux, digne et seul, superbe de silence, élancé vers un rêve, statufié de larmes suspendues, le coeur dans les branches léger comme un cri montant de la terre.

Quelque temps, la lune a disparu ...

 

 

 

 

 

 

 

Par Jomico
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