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  • Les jours passent, je n'écris rien. Je n'ai pratiquement pas touché au paquet de feuilles blanches qui me terrorisent de jour en jour. J'allume une cigarette avant d'avoir fini la précédente. Suis-je fait pour écrire ?

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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 18:35
 
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Le vertige, ivresse de notre semence qui éternellement semé par nos soupirs de rêveries, épongés par nos âmes hagardes, sur un simple choc devient un
tourbillon de noce.
 
Alors l'ivresse, délire d'une mer de grains, tisse dans son errance sans limite, la lumière de nos désirs cachés et s'étale sur nos corps comme un manteau.
 
 
 
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Les lignes courent et mon esprit s'ouvre ...
 
 
Des cris étouffés par tout le bruit, des rêves qui se meurent.
Un jardin secret qui se découvre, une ballade où la peine souffre ...
Naufragé comme un " bateau ivre " éclaté à grands coups d'encre.
Une plume aux illusions perdues, cherche sa fin.
Des évocations, le pourquoi du commencement ...
Les mots s'épuisent en vain.
Indécision, triste, sentiments de plaisirs, entassés pour demain !
 
 
 
 
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¤ Dans les clapotements furieux des marées
Dans l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants
Je courus !
 
La tempête a béni mes éveils maritimes
Plus léger qu'un bouchon, j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots
 
 
 
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Un décor qui s'assombrit, des tempêtes sonnent comme des cloches
C'est comme un cancer qui ronge, qui mine, programmer sa mort certaine
mais pas divine ...
 
Salir mon infinie blancheur, je ne suis de ma plume que le complice
C'est elle qui, sur mes mots se glissent ...
 
 
 
 
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  Un soleil vient mourir sur la ligne d'horizon ...
 
Verlaine avait ressenti cette sensation, sentiment de médiocrité avec une soif d'amour ... Immense !
De l'angoisse aussi, du doute, de la peur et du mal
 
 
 
 
http://errance.eternelle.free.fr/galerie/galleries/2009/Paysages/Harmonie_doree.JPG  
 
 
 
 
¤ Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin
 
Et dès lors je me suis baigné dans le poème
De la mer, infusé d'astres et lastescent
Dévorant les azurs verts où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend
 
 
 
 
 
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Aveux et rumeurs face à l'apesanteur, déclinent sans accent et s'inverse dans l'éther.
Déclinaison de sens, dans un climat électrique chargé d'atomes !
Effet de sens, souffle alambiqué qui m'envoûte.
Pénitence de mon coeur en souffrance, mon âme erre entre silence et absence, saigné par un passé sans armure.
 
 
 
 
 
 
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¤ Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants ; je sais le soir
L'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir
 
J'ai vu le soleil bas taché d'horreurs mystiques
Illuminant de longs figements violets
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets
 
 
 
 
 
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Imagination singulière qui rend visible l'invisible à dévoiler le caché, à nous faire accéder aux régions où le voir devient vision et le langage, instrument d'une opération de dépassement du réel.
 
Je ne peux plus dormir ... Tant de rêves s'étaient accumulés en moi.
 
 
 
 
 
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 ¤ J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies
Baisers montant aux yeux des mers avec lenteur
La circulation des sèves inouïes
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs
 
 
J'ai heurté, savez-vous ! D'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de pathères, aux peaux
D'hommes des arcs-en-ciel tendus comme des brides
 Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux
 
Moi, bateau perdu sous les cheveux des anses 
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau
 
Mais j'ai trop pleuré. Les aubes sont navrantes
Toute lune est atroce et tout soleil amer
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes
Oh ! Que ma quille éclate ! Oh ! Que j'aille à la mer ! 
 
 
 
 
 
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L'éveil de notre ivresse brûlera le vent !
Enflammera la tempête de nos coeurs
Et nos âmes au son du big-bang
Deviendront l'univers d'une nouvelle
D'une poésie où le soleil de nos pensées, ainsi
L'amour brûlera à jamais à travers les astres
 
 
 
 
 
 
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¤ Extrait du " Bateau Ivre "  de Arthur Rimbaud (1854-1891) 
Par Jomico
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 18:54


Plus un propos, au repos

Car les esprits voyagent, sans partage

Car les esprits se croisent

Sans pouvoir s'entendre

Sur une plage de détente

Occupée, par l'indifférence

 

 

 


 Puis le monde, a fait un tour encore un tour

J'ai cru qu'il était le même, j'ai cru  que j'étais le même ...
Ce qui change compte si peu qui sait même
Si personne l'a vu si moi-même j'en ai rien su












Mes pensées s'arrêtent, heure limpide
Et le bonheur tranquille qui s'installe ...























Seul mouvement sur les arbres

Tout autour de l'étendue repose immobile










La force n'est qu'une apparition
Qui a failli détruire
Nos relations
Dont l'accueil est merveilleux
Malgré les regards
Qui se sont renversés
Parmi les mots, qui fuient










Dans le lointain la brume grossir
On dirait la terre qui fume à grandes bouffées ...
Lumière immortelle dans ce ciel étoilé
Un regard sur la vie, à l'horizon ...
On dirait que tout est vague, tout s'efface










Plus un propos, au repos
Pour apercevoir
Le temps qui passe
A travers des mots, qui se heurtent
A travers des mots
Que j'aurais pu écrire ...






Par Jomico
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Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 11:46

La lune témoin éclaire les visages divins de ciel

Et leurs bouches qui se courtisent

Toute la nuit ils s'aimèrent

Entre leurs chairs de nickel et de cuivre

Leurs sens étourdis s'endormirent  

 

 

 

2051.jpg

 

 

 

   

Par le silence fragile et complet

Naviguent leurs ardents voiliers

Et sur la paille endiablée

Ils atteignirent les plus lointaines étoiles

 

La lune souriait. Des anges de lumière

Enneigeaient le sommeil de leurs pas si légers

Dans la vapeur du soir, ils ferment leurs paupières

 

 

Ils se tiennent sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème.

 

 

 

 

1602.jpg 

 

 

 

 

 

 

Mon âme, leurs vies d'un souffle s'est envolées

Ainsi qu'une bulle, dans l'éther ils voltigent

En quête d'infini, loin du mausolée

La fin n'est pas une fin, ils atteignent les vertiges

 

Ils flottent dans la joie de la simplicité

Tandis que je meurs étouffé par les larmes

Ils goûtent à l'aurore de la félicité

Pourquoi suis-je si noir, malheureux et sans arme ?

 

hélas ! J'ai cru rêver qu'ils étaient à moi

Egoïste pensée qui me condamnera

Pendant qu'ils frôlaient le parfum de l'émoi

Je veillais sur leurs ombres, et je devinais

 

Petite fée si bleue, perchée sur ton étoile

Que mon coeur s'est ouvert aux rires et aux promesses

A ta vie d'arc-en-ciel, tissée comme un grand voile

Sur le livre de l'amour que tu appelles sagesse

 

 

 

 

 

 

 

Ces longues branches retombantes

Modèle mon arbre en une forme affligeante

 

Puis une barre d'attache relie le discours

Continue, reprise nécessaire

 

Refus d'identité, refus de passé, si différent de l'attente

J'ai voulu voir la terre !

 

Et j'ai vu passer en ces ères lointaines

Le temps des créations encore inachevées

Le temps où le silex allumait dans les plaines

Et dans la grotte obscure, une flamme orangée !

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai vu le temps, où, allant aux croisades

Pieusement adoubés, partaient les chevaliers

J'ai vu couler le sang, en maintes estocades

Et courir les chasseurs, sous les sombres halliers

 

 

Ma pierre est une musique gelée, ces paroles sont le souffle de mon âme

J'ai mis le masque de lune pour aller chercher Colombine

Exilée dans les étoiles presque deux mille ans

 

Je lui parle de la terre, je lui raconte les hommes

Elle me répond bruit et colère

Elle me dit qu'un oiseau blanc s'est posé

 

Je garde de cet instant la douceur d'être nid

Et le désir infini de l'arbre d'arracher ses racines

Et d'oublier la terre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis, j'ai vu rayonner toute la renaissance

Edifier des châteaux, en la Loire, mirés 

Le temps de la fierté, le temps de la vengeance

Le temps des miséreux, à la glèbe, courbés !

 

 

J'ai vu au bout du chemin

La terre, souillée par guerres et par feux

Terre imprégnée de sang

Celui des rouges, celui des blancs

Poussière lavée par le temps

Se déferle en ton sein

Le sang blême de tes assassins

Parmi le béton et les murailles

Où le poison t'anéantit doucement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste un instant

Calices festonnés, balançés par le vent, parfum léger, par vagues se répandent

Instant blanc

Silence complice, le coeur ouvert grand, le calme glisse

Dans nos yeux sans âge

Instant

Histoire en cage, au bord d'un précipice

 

 

Même la craie des poussières laisse des statues

Entre les mailles du parquet

Et les bras d'un fauteuil amputés

 

Un jour d'applaudissements et puis plus rien

Plus d'ombre, plus de ciel

Seulement, de la poussière grise qui s'agglutine en couches humides

En manteaux poisseux

Sur le visage d'une poupée laissée au hasard d'une dispute d'enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers le bout du chemin

Il n'y avait rien d'autre que la mer en face

Il n'y avait rien d'autre que ces nuages qui allaient au large

Et que les vagues croisaient

Il n'y avait rien d'autre, c'est vrai, que ces bruits d'oiseaux

Qui n'osaient perturber cet étrange matin que la nuit avait déserté

 

Je ne voulais être nulle part ailleurs

... Enfin je veux bien croire qu'il n'y avait personne

Rien d'autre qu'une époque au détriment d'une autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'écris, j'écris et mes doigts saignent de mots

Le long du jour rêche en bande traîne et amenuise aujourd'hui

Parce que c'est dans cet écart

Que je vois comment se déplie le bout du chemin

Et comment se dépliant il y a ...

 

Peut-être rien

 

 

 

 

 

 

 

Par Jomico
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 18:43
 ... Dans le studio, on s'installe derrière la console de mixage et on ouvre grand les oreilles aux musiques nouvellement restaurées.

Ce qui frappe d'abord, c'est la présence des basses : la grosse caisse de la batterie de Ringo a l'air de sortir de nulle part ...

Voilà  Something, avec la basse à droite, et c'est l'émotion de la voix qui éclate aux oreilles, touche la sensibilité.

Que faire quand un John Lennon dit vouloir que sa voix " sonne comme celle du Dalaï-lama au-dessus de l'Himalaya ? " La passer dans la cabine Leslie d'un  
orgue Hammond, comme ce son de porte-voix du dernier couplet de la chanson Tomorrow Never Knows.

Nous sommes Tomorrow, et nous savons : les douze albums des Beatles n'ont jamais sonné comme maintenant. On croyait les connaître, et c'est comme si personne ne les avait jamais entendus ! 



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Par Jomico
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 19:37

 

Parfois à travers le ciel
Parfois à travers les rues
Je vois un scintillement
Surgir et disparaître

Qui sait ? Défaut de mon esprit
Sur le port de Tanger

La fête - lueur qui se découpe
Voici l'ailleurs !











Quand je contemple fixement le bleu du ciel, surgit en moi une plénitude sensorielle frôlant de trop près l'infini insondable.
Quand je perçois longuement l'étrange limpidité de l'azur, il surgit en moi une soudaine envie de fuir tous les murs, m'en aller foi et sauvage vers d'impossibles rivages ...













Je me réveille tous les matins face à la mer.
Si pour une raison quelconque, je dois parfois m'éloigner de ses rives je coure alors vers elle dès que je le peux.
Tous mes sens sont imprégnés de sa voix, de son odeur, de son immensité.









 






Tanger souffre ...
Légendes et nostalgies l'enveloppe, mythes cosmopolites fait d'intrigues et de trafics qui lui colle à la peau.
Elle est seule face à Gibraltar, ce petit bras où se noie espoir d'eldorado.
On dit que Tanger pleure.
Celui qui ne la connaît pas, et qu'on pleure quand on l'a vue.
On peut la toucher, caresser ses murs épais, effleurer ses portes, gratter aussi sa terre noire, se rouler dans son sable toujours humide.
S'énivrer encore de ses odeurs, de tabac gris, de jasmin et de kif.



















Ici, on peut tout essayer, marcher avec un livre à la main, on peut même déplier un vieux plan de la ville pour se donner de l'allure, mais Tanger s'échappe.
Beni Makada, Bir Chifa, les parpaings s'entassent, Tanger est lasse.


















Tanger carrefour au centre du Grand Socco d'où s'échappe rumeurs et voitures collées, passent devant le Rif.
Au Café Hafa, gominés et chemises blanches ou paumés, Tanger refait le monde.
Tous regardent les lumières de l'Espagne.





















" Le dôme obscur des nuits, semé d'astres sans nombre,
Se mirait dans la mer resplendissante et sombre ;
La riante Stamboul, le front d'ombres voilé,
Semblait, couchée au bord du golfe qui l'inonde,
Entre les feux du ciel et les reflets de l'onde,
Dormir dans un globe étoilé.


On eût dit la cité dont les esprits nocturnes
Bâtissent dans les airs les palais taciturnes
A voir ses grands harems, séjours des longs ennuis,
Ses dômes bleus, pareils au ciel qui les colore,
Et leurs mille croissants, que semblaient faire éclore
Les rayons du croissant des nuits.






L'oeil distinguait les tours par leurs angles marquées,
Les maisons aux toits plats, les flèches des mosquées,
Les moresques balcons en trèfles découpés,
Les vitraux se cachant sous des grilles discrètes,
Et les palais dorés, et comme des aigrettes
Les palmiers sur leur front groupés.


Là, de blancs minarets dont l'aiguille s'élance
Tels que des mats d'ivoire armés d'un fer de lance ;
Là, des kiosques peints ; là, des fanaux changeants ;
Et sur le vieux sérail, que ses hauts murs décèlent,
Cent coupoles d'étain, qui dans l'ombre étincellent
Comme des casques de géants."




Victor Hugo
- Extrait " Les Orientales " -
(Juin 1826)























Nuit de silence à Tanger.
















Sur ma table, un sablier.
Je soupire, je m'en empare et le retourne ...




 

























Par Jomico
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